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Le recul du trait de côte PDF Imprimer Envoyer
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Au cours du dernier demi-siècle, la côte a reculé de quelque 300 mètres, chaque tempête faisant craindre que s’ouvrent des brèches où s’engouffre la mer.

Mais si chacun comprend facilement que le déferlement des vagues sape le pied de la falaise, il imagine peut-être moins que la projection d’embruns entraîne également, au niveau des couches argileuses, une dilatation des lits propice aux glissements de terrain.

Autre responsable sournois de l’érosion : l’eau de ruissellement ou d’infiltration qui enlève les terrains les plus meubles, comme le sable, et dégage les boules de grès.
Ces boules finissent par rouler et former un tablier d’éboulis qui protègera ensuite le pied de la falaise des attaques maritimes. Elles sont particulièrement en évidence au cran aux Œufs.

Au Blanc-Nez, plus vulnérable, la mer modifie davantage le profil de la côte. Le cap, jadis, s’enfonçait beaucoup dans la mer.
Le géologue qui partira à la recherche de fossiles pétrifiés il y a plus de cent millions d’années prendra soin de ne pas les extraire de la falaise. Ce serait dommage que ces trigonies, ammonites et autres mollusques lamellibranches fossilisés au début de la nuit des temps soient soustraits au regard des premiers touristes du prochain siècle.

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