|
Patrimoine maritime
Réplique exacte du bateau à clin dont se servaient les pêcheurs de la Côte d’Opale jusqu’au début du XXème siècle, un flobart en bois, le Notre-Dame-de-la-Mer, a été baptisé le 15 août à Audresselles, à l’occasion de la traditionnelle bénédiction de la mer.
Depuis plus de vingt ans, on n’avait plus construit ce petit bateau d’échouage. Car les pêcheurs côtiers qui utilisent encore un flobart disposent désormais d’unités en polyester motorisées. La construction du Notre-Dame-de-la-Mer renoue avec la tradition des marins de Berck à Calais, qui se servaient de la voile ou des avirons pour aller poser en Manche leurs filets, lignes et casiers. Historiquement, le flobart est constitué de planches en bois d’orme (ou de chêne) cintrées et superposées. Avec une proue très large, ce bateau ventru peut supporter le choc des déferlantes au moment de son déséchouage, tandis que la poupe plate permet à deux hommes s’arc-boutant de le faire glisser avec le dos sur des rondins posés sur l’estran.
 Propriété de l’association des Flobarts des Deux-Caps, le Notre-Dame-de-la-Mer est de taille modeste : 5 m 50 de long et 2 m 50 de large. « Sa construction représente néanmoins près de 1 200 heures de travail et un coût d’environ 25 000 € », explique son concepteur, Jérôme Ramet, jeune charpentier de marine à Etaples, qui s’est inspiré de maquettes et de photos de bateaux d’époque. Seule concession à la modernité : sous le gouvernail se cache une hélice que peut actionner un moteur de secours.Véritable ambassadeur des villages côtiers du Pas-de-Calais, ce flobart a déjà participé, au grand rassemblement nautique de Brest 2008. Il sera la vedette de toutes les prochaines fêtes maritimes de la région.
En discuter dans le forum : Audresselles renoue avec les flobarts en bois |